Piergiorgio Welby

Je suis très en colère contre l'église !!
Chaque être humain est libre de faire ce qu'il veut de sa vie et de sa mort !
Qu'elle est votre avis ?
Sa lutte acharnée pour obtenir le droit de mourir l'a rendu célèbre en Italie et dans le reste du monde. Piergiorgio Welby est décédé dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 décembre. Un médecin italien, Mario Riccio, a affirmé, jeudi, l'avoir aidé à mourir, en débranchant le respirateur artificiel qui le maintenait en vie. La veille, le Conseil supérieur de la santé italien avait estimé que le malade ne faisait pas l'objet d'un acharnement thérapeutique.
Son décès a été annoncée par la chaîne d'information en continue Sky TG24 et par Radio-Radicale, la station radio du Parti radical."Piergiorgio Welby est mort cette nuit. Nous lui sommes tous reconnaissants pour ce qu'il a su concevoir et réaliser, et qui représentera, pour nous hommes et femmes aimant la vie, la liberté, la responsabilité, une source de force, d'amour et d'espoir", a annoncé le leader du Parti radical, Marco Panella, visiblement ému.
DIFFÉRENCE ENTRE REFUS DES SOINS ET EUTHANASIE
Piergiorgio Welby, qui aurait eu 61 ans le 26 décembre, était atteint de dystrophie musculaire. Il était maintenu en vie depuis 1997 grâce à un respirateur et nourri par sonde, un traitement qu'il refusait depuis l'été dernier, lorsque son état de santé s'était brusquement aggravé. Il y a dix jours, ses avocats avaient demandé à la justice italienne de reconnaître son droit de refuser l'acharnement thérapeutique et d'autoriser le débranchement de son respirateur artificiel.
"Le traitement de Piergiorgio Welby, et en particulier le respirateur artificiel qui le maintient en vie, ne constitue pas un acharnement thérapeutique", a estimé mercredi 19 décembre le Conseil supérieur de la santé, en réponse à une demande d'avis de la ministre de la santé, Livia Turco. Les experts du Conseil ont justifié leur avis en affirmant notamment qu'il n'était pas en danger de mort "imminent".
La requête de Piergiorgio Welby avait obtenu le soutien du parquet de Rome, mais le juge a estimé que le recours était "irrecevable", en raison d'un vide juridique en la matière.
Jeudi, l'un de ses avocats, Riccardo Maia, a estimé que le nom de Piergiorgio Welby "restera dans l'Histoire", parce qu'il a permis de "faire la différence entre refus des soins et euthanasie". "Son combat a fait avancer le débat. Il y aura un héritage", a-t-il déclaré. Lors de leur bataille judiciaire, les avocats avaient refusé de se placer sur le terrain de l'euthanasie, considérée comme un homicide en Italie. Ils s'étaient, en revanche, appuyés sur le droit de refuser un traitement, reconnu par la Constitution italienne.Ma source est www.lemonde.fr
Des responsables du Vatican refusent des funérailles religieuses à Piergiorgio Welby
Des responsables du Vatican ont refusé vendredi des funérailles religieuses à Piergiorgio Welby, ce sexagénaire italien paralysé qui réclamait le droit de mourir. Il est décédé mercredi soir, un médecin l'ayant déconnecté du respirateur qui le maintenait en vie.
La famille de M. Welby souhaitait une cérémonie religieuse à l'église, ce qu'ont refusé des responsables du Vatican. Le sexagénaire, ont-ils fait valoir dans un communiqué publié vendredi soir, a en effet "affirmé de façon répétée et publiquement" son intention "de mettre un terme à ses jours".
La soeur de Piergiorgio Welby, Carla, s'est déclarée "furieuse", soulignant que cette décision serait particulièrement difficile pour sa mère, très pieuse. "Je ne sais pas comment nous allons lui dire qu'elle ne peut pas faire de funérailles pour son fils à l'église", a-t-elle ajouté.
Une cérémonie laïque sera organisée dimanche si la famille ne peut pas obtenir d'obsèques religieuses, a déclaré Mina Welby, sa veuve. Elle a apporté son soutien au médecin qui a administré un sédatif à son mari avant de débrancher le respirateur, le Dr Mario Riccio. L'euthanasie est illégale en Italie et le parquet a ouvert une enquête pour déterminer les causes du décès. Le Dr Riccio a été entendu comme témoin.
La requête de Piergiorgio Welby, rejetée la semaine dernière par la justice italienne, a relancé le débat sur l'euthanasie en Italie, certains parlant de meurtre.
"Pour moi, ce n'était pas un meurtre, absolument pas. Piero est mort naturellement, il s'est endormi et a remis son âme au Créateur", a expliqué Mme Welby. "Il voulait avancer sur la question de l'euthanasie. Sa peur était de devoir mourir d'une façon terrible, etouffé. Il ne pensait pas seulement à lui, mais à de nombreux autres gens malades (...) qui auraient ce problème à la fin de leur vie", a-t-elle ajouté.
M. Welby, 60 ans, avait demandé au président Giorgio Napolitano la légalisation en Italie de l'euthanasie. "Mon rêve (...) mon désir, ma requête, que je souhaite présenter à toutes les autorités, politiques ou judiciaires, est aujourd'hui plus clair et précis que jamais dans mon esprit: pouvoir obtenir l'euthanasie", expliquait-il dans son appel au chef de l'Etat.
Atteint de dystrophie musculaire, une maladie génétique caractérisée par une faiblesse et une dégénérescence progressive des muscles contrôlant les mouvements du corps, Piergiorgio Welby ne pouvait pas marcher, se nourrir ou respirer de façon autonome. AP
Ma source est http://tempsreel.nouvelobs.com
