L'affaire du Dahlia Noir

Publié le par Marie


J'ai envie de vous parler de cette histoire très troublante et difficile....

Il y a le livre et le film qui est sorti dernièrement.

Vous en avez entendu parler ?


Steve Hodel relate une enquête glaçante, " L'Affaire du Dahlia noir ", qui donne raison à la littérature tout en l'excédant.

" Signalement : sexe féminin, américaine, 22 ans, 1,70 m, 53 kilos, yeux verts, très séduisante, dents inférieures en mauvais état, ongles rongés jusqu'au sang. Le sujet a été assassiné avec une grande brutalité. Corps retrouvé coupé en deux et mutilé le 15 janvier 1947, croisement 39e Rue et Norton Avenue " (bulletin du département de police de Los Angeles, dit LAPD). Cette histoire est vraie, c'est celle d'Elizabeth Short, qui sera dès lors surnommée le Dahlia Noir (mystère, exotisme, fantasmes divers autours de la femme morte), et dont le crime restera impuni : aux États-Unis, sans doute le plus célèbre fait divers du siècle, du fait notamment de sa chirurgicale mise en scène.
Steve Hodel, chef des inspecteurs du LAPD à la retraite, apprend en 1999 la mort de Georges Hodel ; il met la main sur un petit album photo ayant appartenu à ce père prolifique et lointain (dix enfants et quatre mariages) ; à l'intérieur, des clichés de femme, dont l'une l'intrigue tout particulièrement, jusqu'à ce qu'il mette un nom sur son joli visage : " c'était elle, le Dahlia " ; trois ans plus tard, au terme d'une éprouvante recherche, il conclut 1) que son père est bien le meurtrier d'Elizabeth Short 2) qu'on peut lui attribuer dix autres " victimes probables ", entre 47 et 50. Cette histoire-là est aussi vraie que la première. Ce qui est révélé à coup de pièces à conviction dans l'Affaire du Dahlia noir ne constitue rien d'autre que la version étoffée d'un dossier d'enquête remis sur le bureau du district attorney celui-ci de répondre : " Il n'est pas peu ironique que le fils d'un des assassins les plus cruels de l'histoire de Los Angeles soit non seulement devenu inspecteur des homicides au LAPD, mais celui-là même qui devait établir la culpabilité de son père "...
Que dirait-on, s'il s'agissait d'une fiction ? Que l'auteur y va un peu fort en inventant le " mal incarné " : Hodel père, tour à tour artiste, chirurgien, psychiatre et homme d'affaires, apparaît comme une figure exacerbée de la domination, un dieu vengeur et malade qui ne mit jamais de frein à la satisfaction de ses désirs tout en préservant la plus belle des façades. Installé au coeur d'Hollywood, il fraie avec la meilleure société, d'Henry Miller à John Huston en passant par son ami intime Man Ray. Douteuse avant-garde, qui n'atteint pas toutefois au sordide de l'institution : en ce sens, la peinture des corruptions policières aurait encore pu être reprochée à un romancier, tant elle défie toute vraisemblance. Car si l'assassin n'a jamais été publiquement mis en cause jusqu'à ce jour, c'est que la vérité " avait été détruite sur ordre " ; Hodel découvre que son père fut bel et bien mis sur la sellette par un jury indépendant, mais qu'en fin de compte, averti qu'il était d'un réseau d'avortements clandestins protégé par la police, comme des maladies vénériennes du tout Hollywood, il put bénéficier de la protection du LAPD, avant de se faire oublier en Asie. Bienvenue au Daliahgate.
Évoquant sa brillante carrière et sa candeur passée, Hodel confesse : " Il n'y avait aucune différence entre moi et mon double télévisuel " des séries policières. Il lui fallut sans doute beaucoup de courage pour aller jusqu'au bout de ce livre et dévoiler le visage du père et de la famille d'accueil, le LAPD, " la meilleure police qu'on puisse acheter ". Cette exigence de vérité, l'attention scrupuleuse aux détails et la compassion envers les victimes à rebours des déflorations journalistiques font immanquablement penser à James Ellroy, qu'on ne s'étonnera pas de voir signer ici la préface. Rappelons que ce dernier avait lui-même évoqué le meurtre d'Elizabeth Short sous un angle romanesque, en y projetant celui de sa propre mère. Alors, lorsque Hodel dresse une liste circonstanciée et rationnelle des femmes isolées qui ont pu être la proie de son père, et qu'il y inclut la mère d'Ellroy, on éprouve, à simplement envisager cette possibilité, une sorte de vertige.

L'Affaire
du Dahlia noir

Steve Hodel
Traduit de l'anglais (États-Unis)
par Robert Pépin
Le Seuil, 582 pages, 23 e

La source de cette article est http://lmda.net

Le film

Adaptation du roman noir de James Ellroy sur l'histoire très populaire aux Etats-Unis, du meurtre jamais élucidé de l'actrice Elizabeth Short.

Dans les années 40, à Los Angeles, Bucky et Lee, deux inspecteurs, s’attaquent à une affaire de meurtre particulièrement difficile. Une starlette, Betty Ann Short, a été découverte atrocement mutilée. Ce crime tient en haleine tout le pays. Certains sont prêts à tout pour en tirer bénéfice... ou cacher leurs secrets. Quels étaient les liens de la victime avec la puissante famille Linscott ? Que vivait-elle dans son intimité, et avec qui ? Au-delà des apparences, l’enquête commence... Bucky et Lee vont avancer ensemble dans ce labyrinthe. Ils ne peuvent compter que l’un sur l’autre. Pourtant, au fil des découvertes et des sentiments qui s’immiscent dans l’affaire, chacun va révéler son vrai visage. Mystère, vie dissolue, secrets de famille, amours clandestines, vengeance, tous les ingrédients sont là pour que le drame se noue. Pour avoir une chance d’atteindre la vérité, chacun devra aller au bout de lui-même...

Adapté du chef-d’œuvre de James Ellroy lui-même tiré d’une histoire vraie, mis en image par un maître du suspense et servi par une distribution exceptionnelle, voici Le Dahlia Noir. Polar absolu, modèle inégalé du genre, Le Dahlia Noir nous plonge au cœur d’un univers sombre, d’une enquête où sentiments, secrets et manipulation se confondent jusqu’au plus profond de l’âme humaine.

La source de l'article est http://www.commeaucinema.com

Publié dans Le livre et le film

Commenter cet article

lescot 30/11/2007 13:23

votre page est couleje voudrais que tu me parle 1 jours

fabrice 27/12/2006 19:30

l'histoire est effrayante oui. J'aimerais lire le livre. Par contre, j'ai lu de mauvaises critiques sur le film...qui l'a vu?bisesfab

Marie 27/12/2006 21:19

Hello Fabrice,Merci pour ton message....Oui il te faut lire le livre, mais il est très épais, moi j'ai toujours pas terminer...Pour ce qui est du film, je pense aller le voir....mais je n'est pas encore lu de critique...A bientôt...

josie 27/12/2006 13:18

Merci Marie pour ta gentille visite ! cela fait du bien ce petit voyage virtuel avec toi Genève !!!....je ne connais pas. Je ne sais pas si je te l'ai dit, au cas ou! j'habite en Dordogne, Périgord Blanc. Périgueux, si tu veux mieux me situer. je te souhaite une belle journée, très froide ici! Bies

lancelot 27/12/2006 10:58

Oui, parfaitement. Bises.

kéline 27/12/2006 10:47

coucou MarieJ'espère que tout s'est bien passé pour toi.oh oh et voila sitôt revenue du fond de ma campagne préférée je me sens une envie folle de lire et de voir cette histoire au cinéma, vue la façon dont tu la présentes.J'ai passé de bonne fête de Nôël et  j'ai eu des cadeaux plutôt axés sur le bien être corporel et l'esthétique! ça me convient :)Gros bisous et bonne semaine avant le count back....