La mort de Pinochet

Publié le par Marie

Pinochet mort ! Que penser de cette histoire ?

Qu'elle est votre avis ?

Moi je trouve lamentable qu'il n'est JAMAIS été condamné pour ce qu'il a fait !


Pinochet : L'insulte faite aux victimes

Londres est en passe de relâcher l’ex-dictateur chilien. Retour sur les méfaits d’une dictature soutenue par les États-Unis.

Ironie de l’histoire, le peuple chilien s’apprête à voter dimanche pour élire leur nouveau président (ils auront le choix entre Joaquin Lavin, pour la droite, ou Ricardo Lagos, candidat socialiste de la Concertation) alors que leur ancien tortionnaire est sur le point de fouler le sol de sa mère patrie. Le tour de passe-passe de Jack Straw, le ministre de l’Intérieur britannique, pour soustraire Pinochet à la procédure d’extradition vers l’Espagne laisse peu de place à l’exercice de la justice. Les victimes de la dictature, insultées par la décision de Londres de laisser filer l’ancien dictateur pour des raisons de santé, cherchent désespérément aujourd’hui des parades dans l’espoir d’empêcher la libération.

Pour ceux qui souhaitent encore voir Pinochet répondre de ses crimes devant un tribunal, la marge de manouvre s’avère cependant étroite et le temps compté. Ils n’ont que sept jours (jusqu’à mardi) pour trouver des arguments susceptibles de faire changer d’avis un ministre britannique qui s’est dit " enclin " à accorder la grâce médicale.

Le dossier est délicat, estiment les spécialistes en droit international. Ainsi le professeur Michael Zanders, de la London School of Economics, note le caractère " discrétionnaire " de la décision de Jack Straw, appuyé sur un rapport médical qui n’est en aucun cas " un élément de preuve " discutable devant les tribunaux.

Les familles des victimes de la dictature ne peuvent se résoudre au fait que Pinochet ne puisse pas, à cause d’une incompréhensible argutie juridique, être jugés pour les meurtres et les tortures qu’il a ordonnés entre 1973 et 1990. Pinochet peut-il s’en tirer aussi facilement quel que soit son état de santé ?

Tel n’est pas l’avis des parties civiles espagnoles, pour qui la non-communication du dossier médical à la justice viole la convention internationale contre la torture de 1984. La confidentialité du rapport " empêche toute évaluation ", a estimé l’avocat des parties civiles Juan Garcés dans ses conclusions remises au juge Baltasar Garzon, par qui l’affaire Pinochet est arrivée, aux fins de recours devant Jack Straw. Le parquet de l’Audience nationale, opposé comme Madrid aux poursuites contre Pinochet, s’est par ailleurs bien gardé de communiquer le moindre élément au juge Garzon.

En France, où une procédure est également engagée, le ministère des Affaires étrangères a indiqué qu’il allait transmettre à Londres une nouvelle demande d’audition de Pinochet émanant du juge d’instruction Roger Le Loire concernant les cas de cinq Français ou Franco-Chiliens disparus sous la junte militaire entre 1973 et 1977.

Mais que la décision de Londres semble embarrassante pour le gouvernement français ! Pas un commentaire à Matignon, silence radio à l’Élysée, alors que le premier ministre s’était réjoui de l’annonce de l’arrestation du sénateur à vie et que le président avait exclu quelconque " impunité " pour les dirigeants menant une politique criminelle. Seule indication, mais tout de même de poids de la part de la ministre de la justice : Élisabeth Guigou a laissé entendre mercredi que Paris respecterait, au nom des principes de la convention européenne des droits de l’homme, la décision britannique de remettre en liberté Augusto Pinochet si, à l’issue des recours, le mauvais état de santé de l’ancien dictateur chilien était confirmé.

Au Chili, le ministre de la Justice a assuré qu’il " n’existait pas de raisons humanitaires ou autres qui empêcheraient le déroulement d’un procès dans ce pays. Ce que personne parmi les familles des victimes de la dictature ne croit sérieusement. Malgré les enquêtes courageuses menées par le juge Guzman, qui a recueilli une quarantaine de plaintes, l’ancien dictateur, avant de se retirer, n’a pas oublié de cadenasser tout le pays à tel point que le pouvoir militaire a le dernier mot en termes de justice. Pendant ce temps, la douloureuse et lancinante interrogation des parents des suppliciés - " donde estan ? " (où sont-ils ?) -, depuis les années noires de la dictature, attend toujours sa réponse.

Bernard Duraud

Ma source est http://www.humanite.presse.fr


Publié dans Dictateurs

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

susan 15/12/2006 09:40

Malheureusement, de nombreux dictateurs restent impunis voire sévissent encore aujourd'hui tout en recevant les honneurs et la complicité de nos dirigeants, je pense à Castro, Staline, Mao etc..

Flo 14/12/2006 21:11

Je ne crois pas en la justice divine, et peu en la justice humaine. Mais même en n'y croyant que peu, il est inadmissible qu'une telle ordure n'ai pas été jugé par les hommes pour ce qu'il a fait à des hommes, et qu'il ai pu échapper toute sa vie à la justice, et pu jouir d'une telle impunité, jusqu'à sa mort dans son lit.

stella:0040: 14/12/2006 09:39

Bonjour Marie, je vois que tu n'es pas là, mais je tenais à te dire que je pense à toi, que j'attend ton nouveau post, et que je t'embrasse. Amicalement, STella

stella :0040: 13/12/2006 23:09

Pinochet était un salopard, un tortionnaire qui n'avait rien à envier aux nazis. Dommage qu'il n'ait pu être jugé lorsqu'il était assigné à résidence en Angleterre à la demande des Espagnols et qu'il soit mort dans son lit.
Je pense aux victimes de la torture et de la barbarie et à leurs familles qui n'ont jamais pu éprouver la joie d'être considérées et ce sale type condamné

Sylviane 13/12/2006 19:56

Juste un petit coucou aujourd'hui afin de te remercier pour le lien vers mon blog. C'est super gentil.
Bisous et bonne soirée, Syl