Le droit à l'avortement

Publié le par Marie


L'avortement se définit comme l'interruption avant son terme du processus de gestation, c'est-à-dire le développement qui commence à la conception, par la fécondation d'un ovule par un spermatozoïde formant ainsi un œuf, se poursuit par la croissance de l'embryon, puis du fœtus, et qui s'achève normalement à terme par la naissance d'un nouvel individu de l'espèce.


On parle d'avortement pour toutes les espèces vivantes. Par extension, le terme est également utilisé par métaphore pour désigner l'échec d'un processus de développement quelconque, sans rapport avec la procréation (avortement d'une greffe, d'un projet).

L'avortement chez l'être humain est un phénomène à la fois physiologique (il concerne la femme qui porte l'embryon et l'embryon ou le fœtus lui-même) et social (il concerne la famille et l'ensemble de la société, y compris ses valeurs morales). À ce titre, il n'y a rien d'étonnant qu'il soit sujet à controverse tant du point de vue juridique que religieux et moral. Le débat est spécialement vif, car ce qui constitue l'un des pires crimes pour les uns (meurtre d'un être innocent et sans défense) représente un droit pour les autres (libre disposition de son corps, pour la femme).

Luc Boltanski note que, bien que l'avortement soit presque toujours réprouvé, toutes les sociétés ont développé et pratiquent des techniques abortives, le plus souvent en secret. L'avortement (ou l'infanticide du nouveau-né par "accident" simulé) apparaît en effet parfois comme une réponse "simple" ou "décente" à des grossesses hors mariage ou non désirées pour d'autres motifs.

Mortalité dues à l'avortement

La pression légale et souvent sociale (y compris à cause de considérations d'éthique religieuse) pousse de nombreuses femmes à se cacher pour avorter. Ces avortement sont généralement réalisés dans des conditions sanitaires médiocres. Ces avortements clandestinssont la cause de complications graves et même d'une forte mortalité féminine dans de nombreux pays où l'avortement est condamnté.A ce titre, l'éthique associée à l'avortement est également un problème de santé publique.

Cependant, cette mortalité reste bien entendu inférieure au nombre d'avortements pratiqués: le problème éthique étant la défense de la dignité de l'être humain des l'instant de la conception, la comparaison du nombre des victimes n'est pas nécessairement un argument pertinent de ce point de vue.

Ma source est www.wikipedia.org

Publié dans Acutalités

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Henri 13/11/2006 11:04

En tant que mec, il m'est difficile de donner un avis sur une situation qui m'est inconnue dans la mesure ou je ne serais jamais confronté au problème, sauf dans le cas ou je serais en partie responsable de cette situation! Je suis simplement pour une liberté totale de choix, de garder l'enfant ou pas! C'est déjà pas mal ;-)

Marie Bland 13/11/2006 10:05

Le commentaire de Gaiia est exactement celui que j'aurais pu écrire, je vois les choses de la même façon.
Je comprends totalement la détresse des femmes dans des moments aussi compliqués, mais il reste aussi en moi l'idée qu'à la seconde même où le spermatozoïde rencontre l'ovule, ça y est la vie est là, c'est déjà un enfant. (Ca c'est mon sentiment). Je ne suis ni pour ni contre l'avortement, mais je ne pourrais jamais moi-même en faire un, ma vie entière je penserai à ce bébé qui n'est pas né.
Bonne journée

Marie 13/11/2006 11:33

Bonjour et bienvenue sur mon blog Marie Bland,Merci pour ton message...Perso je pense que tant qu'on ne vie pas une situation on ne peux pas savoir notre réaction...J'en ai fais l'expérience j'avais un avis très clair sur un sujet et le jour ou je l'ai vécu j'ai réagis complétement à l'opposé....A très bientôt

kéline 13/11/2006 08:44

c est toujours une souffrance pour une femme mais une souffrance qui met un terme à ce que pourrait vivre un enfant non désiré s'il venait au monde !je me rends compte que ce raccourci et bien réducteur et que ce sujet très sérieux mérite d'être approfondi au cas par cas
bisous Marie et bonne semaine

cocole 13/11/2006 08:12

moi je suis pour l'écoute,le dialogue, et contre le parti pris d'office.mais c'est si difficile pour beaucoup!

gaiia 13/11/2006 05:10

moi, je ne suis ni "pour", ni "contre" l'avortement à proprement parler, disons que, comme disait Sartre, ne pas s'engager, c'est aussi s'engager.
alors, je dirai que je suis "pour" l'écoute, l'empathie, le dialogue.
Et que lorsqu'une femme (ou une jeune femme) est en détresse, quelle qu'en soit la raison, il nous faut savoir être à son écoute et la mener au mieux (l'accompagner) vers sa propre bonne voie. Si c'est l'avortement, alors allons-y !
à 17 ans, je suis "tombée" (comme si être enceinte était "tomber") enceinte d'un garçon que j'aimais mais que je sentais tout aussi, si ce n'est plus, immature que moi, donc, il n''était pas question pour moi de garder cet enfant.
J'ai donc tout mis en oeuvre pour avorter (rencontre psy, rendez-vous à l'hôpital...) et le jour J, le jour de l'échographie : fausse couche !
Aujourd'hui, pour moi, c'est un peu comme si j'avais avorté, dix ans après, je travaille dans un relais familial (le comble), des jeunes mamans et leur bébé, des jeunes mamans qui n'ont rien contre l'avortement mais pour qui c'est impensable, des jeunes mamans qui se battent pour garder leur enfant avec elles, je le respecte et je fais tout pour les y aider.
Mais d'un autre côté, je comprends aussi lorsqu'une jeune femme porte un regard sur elle-même et ne se sent pas capable, ou bien pour X raisons, ne veut pas de cet enfant. Il ne faut pas oublier que, parmi les X raisons, il y a le viol, l'inceste. Et ça, c'est terrible, une fille enceinte de son père ou bien d'un viol doit pouvoir avoir ce choix autant que toutes les autres d'ailleurs.
Je ne sais pas si j'ai été claire, c'est un sujet tellement délicat, à fleur de peau.
Je comprends que l'on fasse tout pour mener à son terme une grossesse et je comprends aussi que l'on veuille avorter, tout est dans le sens que l'on y donne, il faut que ça ait du sens.

Marie 13/11/2006 11:30

Bonjour gaiia,Merci pour ta visite et ton message très claire.Je suis aussi pour la liberté ni pour ni contre, cela dépens de chacun, de chaque situation...mais je trouve bien que l'on puisse avoir la liberté de le faire...Tant de situation dramatique....le viol, les conditions de vie....Perso, j'ai deux de mes soeurs qui ont déjà plusieurs fois avorté...la drogue...le refus de donner la même vie que nous avons eu...la peur d'être violente.....A bientôt au plaisir de te lire....