Vincent Van Gogh

Publié le par Marie


Fils de pasteur, Van Gogh naîtra dans la Province du Brabant. Il deviendra peintre à partir de l'année 1880, après avoir renoncé à une carrière dans les ordres religieux. Il se suicidera dix années plus tard, après avoir peint environ 840 tableaux et exécuté plus de 1000 dessins. Il laissera également derrière de nombreuses lettres envoyées à son frère Théo, d'autres membres de sa famille ainsi qu'à certains amis.


Hollande (1881/1885)
Van Gogh décidera de devenir artiste à l'âge de 27 ans, après quelques échecs professionnels dans d'autres activités. Peintre essentiellement autodidacte, Vincent van Gogh fréquentera quelques temps les académies, lira plusieurs livres consacrés à la peinture et visitera les musées. Il s'exercera à peindre des paysages et des vues urbaines et apprendra à dessiner d'après un modèle. Il séjournera successivement à Bruxelles, puis chez ses parents à Etten et chez son cousin par alliance, Anton Mauve, à La Haye. Ce dernier lui donnera quelques leçons avant de la chasser de son toit, en raison de la relation de Vincent avec Sien Hoornick, une femme enceinte célibataire et déjà mère d'une petite fille. L'idylle cessera en 1883, date à laquelle Vincent s'installera à Drenthe où il peindra des paysages et paysans au travail.
A cours de matériaux et de modèles, il reviendra chez ses parents trois mois plus tard, nouvellement installés dans le village brabançon de Nuenen. Vincent y peindra des tisseurs derrière leur métier et des paysans au travail, en nourrissant son inspiration de Millet qui avait peint avant lui les conditions du monde agricole. La première période du peintre se caractérisera par des compositions sombres et des touches de peinture épaisses. Vincent peindra environ 40 études de têtes de paysans et de paysannes au cours de l'hiver 1884/1885. Cette série donnera naissance à son premier grand tableau : Les mangeurs de pommes de terre (avril 1885). L'oeuvre sera mal reçue par la critique. Vincent se rendra à Anvers à la fin de l'année 1885, pour suivre des cours à l'Académie.

Paris (1886/1887)
Vincent s'installera à Paris au printemps 1886, ville dans laquelle son frère Théo travaille comme employé dans chez le marchand de tableaux Goupil. Ce dernier ne cessera de le conforter au long de sa courte vie, lui prodiguant tout à la fois une vive affection et un soutien moral et matériel. Vincent fréquentera l'atelier du peintre français Fernand Cormon, où il exécutera durant quelques mois des études et des dessins d'après des modèles en plâtre. Il deviendra l'ami de Pissarro, Gauguin, Emile Bernard et Toulouse-Lautrec qui influenceront son oeuvre.
Van Gogh apprendra la technique le la lumière et de la couleur des impressionnistes et des pointillistes qu'il assimilera pour donner naissance à un style personnel composé de touches larges et ondulantes souvent apposées sur une toile sans apprêt. Les formes seront le fruit de nombreux coups de brosse puisés dans des couleurs sont souvent très vives et sans mélange. Les plus violentes sont posées en touches épaisses, "de manière hardie, car précise-t-il à son frère, le temps les adoucira même trop". Le nouveau langage pictural ainsi créé atténuera l'illusion de volume et de profondeur au profit d'un sentiment de mouvements et de sensations.


Arles (1888/1889)
Le séjour de van Gogh dans le Midi de la France sera considéré comme la période la plus féconde de sa carrière. Dans une lettre à sa soeur Wil, Vincent évoquera ainsi les raisons de son départ pour Arles : "J'ai constaté que l'hiver n'est favorable ni à mon travail, ni à ma santé". L'arrivée du printemps dans le Midi de la France lui inspirera un grand nombre de paysages. Toujours à sa soeur il écrira : "Je me dis toujours qu'ici je suis au Japon. Que conséquemment je n'ai qu'à ouvrir les yeux et à peindre droit devant moi ce qui me fait de l'effet" (681/W7).
"Je suis dans une rage de travail" écrira van Gogh en avril 1888. Les arbres sont en fleurs et je voulais faire un verger de Provence d'une gaîté monstre (594/473). Il demandera à son frère Théo : "Fais moi parvenir de la couleur sans retard. La saison des vergers en fleurs est si passagère (594/475).
Van Gogh travaillera sans relâche malgré le vent puissant qui soufflait trois jours sur quatre. Il plantera des chevilles dans le sol pour attacher son chevalet et peindra ainsi quatorze toiles d'arbres fruitiers en fleurs entre le 24 mars et 21 avril 1888. Ils espéraient que ces sujets - qui égaient tout le monde - seraient un gage de succès commercial.
Après avoir consacré le printemps de l'année 1888 à peindre des vergers, Van Gogh exécutera essentiellement des champs de blé et des moissons au cours de l'été. Il peindra ainsi dix tableaux et fera cinq dessins sur ce thème en un peu plus d'une semaine au cours du mois de juin. Une tempête d'une particulière violence mettra soudainement fin aux moissons le 25 juin.
Van Gogh considérera ce tableau comme l'un des meilleurs qu'il ait peint. La toile tue absolument tout le reste écrira t'il à son frère Théo (627/497). Il parviendra à opposer des bleus à une touche d'orange dans la couleur bonze doré du blé (454/372).
Van Gogh fera retaper des logements dans la partie droite de la maison jaune située place Lamartine à Arles. "Je veux en faire une maison d'artiste mais non pas précieuse, au contraire, rien de précieux mais tout depuis la chaise jusqu'au tableau ayant du caractère" (680/534).
Vincent, qui admire profondément Paul Gauguin qu'il avait rencontré à Paris, lui demandera de le rejoindre à Arles à plusieurs reprises. Celui-ci débarquera à Arles le 23 octobre 1888. Van Gogh voudra impressionner son ami Gauguin en décorant avant sa venue l'intérieur de la maison jaune à Arles de natures-mortes représentant des tournesols. Ces tableaux, destinés aux murs de la chambre à coucher de l'invité, étaient encadrés de cadres de minces lattes peintes en mine orange. Vincent peindra ces fleurs en très peu de temps, car celles qui lui servaient de modèles dans le vase se fanaient très rapidement. Il écrira à Théo : "Je suis en train de peindre avec l'entrain d'un Marseillais mangeant de la Bouillabaisse ce qui ne t'étonnera pas quand il s'agit de peindre des grands tournesols" (670/526). Gauguin, qui appréciera les tableaux, considérera qu'ils constituaient la marque de fabrique de Van Gogh.
Après deux mois de vie commune, les relations entre Paul et Vincent s'achèveront par une dispute. Van Gogh menacera Gauguin avec un rasoir. La même nuit, en proie à une violente crise de folie, il se tranchera l'oreille gauche. Un autoportrait célèbre rapportera cette infirmité cachée derrière un volumineux pansement.

Saint-Rémy-de-Provence (1889/1890)
Les crises de folie se succèderont. Van Gogh se ferra admettre de plein gré à l'asile d'aliénés de Saint-Rémy-de-Provence en février 1889. Malgré sa détresse mentale, Vincent peindra avec acharnement. Son style, plus personnel, alliera des touches courbes à la couleur jaune, symbole de lumière et de chaleur, qui sera présente dans la majorité de ses oeuvres.
Durant ses mois d'internement à l'asile de Saint-Rémy-de-Provence, Van Gogh continue à planter son chevalet dans la campagne provençale. Le docteur Peyron lui octroie des sorties durant lesquelles le peintre, surveillé par des gardiens, donne libre cours à son génie. Il rompt alors avec ses débuts impressionnistes pour donner à ses oeuvres une note plus personnelle, caractérisée par ce dessin souple et cette matière picturale très dense, aux couleurs saturées.

Auvers-sur-Oise (1890)
Van Gogh s'installera à Auvers-sur-Oise, chez son ami de docteur Gachet, après un bref séjour à Paris. Ce dernier, qui comptait beaucoup d'amis dans la communauté artistique parmi lesquels les Impressionnistes Guillaumin, Pissarro et Cézanne, collectionnait les tableaux. Vincent se dépensera sans compter et produira un grand nombre d'oeuvres parmi ses plus célèbres, souvent peints en quelques jours. La légende lui prête soixante-dix tableaux en soixante-dix jours ! Les formes qu'il donnera à l'église d'Auvers donne le sentiment de la transformation d'un village paisible en motif violent. Van Gogh se suicidera avec une arme à feu de 27 juillet 1890. Il décédera deux jours plus tard.
Vincent écrira à son frère Théo le 19 novembre 1883 : "Et le but de ma vie est de créer des dessins et des peintures autant que possible. Alors, à la fin de ma vie, j'espère partir en regardant derrière moi avec amour et tendres regrets en pensant : Oh, quelle peinture j'aurais pu faire !"

Ma source est http://www.insecula.com

Publié dans Artiste

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irene 13/11/2006 11:32

Que de points communs avons nous, marie, j'adore ce peintre et j'aime l'homme avant tout : torturé, malheureux, un génie qui se dénigre...
Je m'y suis toujours reconnue

domi 12/11/2006 16:52

Merci pour ce bel article, j'aime bcp cet artiste, il a peint des tableaux remarquables dommages qu'il ait autant souffert bisous et bon dimanche

érard 12/11/2006 07:57

Salut
Ha Vincent ! c'est mon peintre pérféré ! tant de richesse dans son oeuvre ! il a su imposer un style a l'encotre des conformités de l'epoque ! pas facile en ce temps là ! quoi  que aujouirdhui encore c'sts difficle de sortir des sentiers battus
Bisous
Gérard

Marie 12/11/2006 13:32

Hello,Merci pour ta visite...Vincent à eu une vie difficile et douloureuse....mais quel artiste !Perso j'aime bien certain de ces tableaux....A bientôt