Survivre à l'inceste

Publié le par Marie

                                   L'inceste c'est pour la Vie

Drame silencieux, l'inceste est non seulement un crime sexuel, mais également une agression psychique et émotionnelle grave. C'est la transgression d'une loi
absolue, d'une interdiction fondamentale qui régit tout à la fois la cellule familiale, la vie dans la société, une règle intangible à la base de toute civilisation. Commis soit par le père, la mère, frère, sœur,oncle, tante ou toute personne ayant autorité parentale sur l'enfant, elle ne se limite pas qu'au viol génital.

Des attouchements, des caresses imposées ou exigées, une trop grande promiscuité à caractère sexuel, le non-respect de l'intimité de l'enfant, tout cela génère des situations particulièrement destructrices pour l'enfant. Violé psychiquement et physiquement, l'enfant se retrouve pris en étau entre l'amour pour les siens et le silence lourd de culpabilité qui lui est imposé. Les symptômes post-traumatiques sont importants. Sa guérison passera, entre autre, par la parole : briser la loi du silence pour renaître à la vie.

Ma source est www.psychologies.com


Selon l’approche psychanalytique, les conséquences de l’inceste sur l'enfant ont principalement été répertoriées dans la catégorie des désordres multiples de la personnalité.

Plus récemment, elles ont été inclues dans la catégorie des désordres de stress post-traumatique.

En fait, l’enfant victime d'inceste présente une myriade de symptômes, du plus léger au plus sévère, selon le degré de perturbation de son environnement.

Selon le courant existentiel et humaniste, sous l’approche gestaltiste, les symptômes vécus par l’enfant abusé sont présentés comme étant des moyens que celui-ci utilise pour s'ajuster de façon créative à la réalité d'un environnement perturbé et parfois pathologique.

L'impact des abus sexuels n'est pas vu ici comme étant une maladie, mais comme étant la compromission du développement et de la croissance normale de l'enfant.

Ces symptômes sont ainsi le résultat de la coexistence d'un traumatisme et d'un environnement perturbé, ayant affecté le processus naturel de l'attachement (Bowlby 1969,Winnicott 1960,1988), de l'apprentissage, de l'accomplissement, de l'assimilation et de la différenciation. (Piaget1962).

En voulant protéger son intégrité, l'enfant adopte des comportements de résistance et de défense qui l'emprisonnent et l'empêchent de vivre pleinement.  L’enfant, devenu adulte, est alors laissé seul, avec des manques importants, devant le défi de guérir des conséquences des abus.

Dans cette perspective, la guérison de l’enfant n’est possible que s’il y a rétablissement du cycle naturel de croissance et du développement où il a été rigidifié, figé, non complété, mal orienté par la situation abusive.

Ainsi, guérir des conséquences de l’inceste et de son traumatisme est fondamentalement un processus de croissance. Le défi est de taille mais relevable.

“Les conséquences les plus fréquentes des abus sexuels pour l’enfant sont, à court terme, des troubles du sommeil, des étouffements, des douleurs abdominales répétées, la fatigue, des malaises, le changement brutal du comportement et de l’humeur, l’énurésie et l’encoprésie (ou émission involontaire d’urine et de selles), l’anorexie (ou la perte de l’appétit) et la boulimie, le blocage de la croissance, des symptômes psychotiques, des idées délirantes, enfin l’échec scolaire et tous les signes de la dépression : tristesse, ennui, auto-accusation, etc.

Mais le symptôme le plus commun chez les enfants sexuellement traumatisés est l’arrêt de leur enfance proprement dite qui se signale par une incapacité à jouer et une pseudo-maturité, notamment des attitudes séductrices tout à fait dangereuses pour la petite victime qui risque d’être à nouveau abusée et maltraitée”

Ma source est http://inceste.marievincent.org/

Publié dans Maux

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kéline 09/11/2006 19:33

bonsoir Marie,Hier OB marchait très mal c'est pourquoi je ne t'ai pas laissé de com mais j'ai pensé à toi. A demain je te souhaite une bonne soirée bien reposante et bien paisiblebises et bonne soirée

Julie 09/11/2006 15:09

Je rebondis sur cette phrase: " notamment des attitudes séductrices tout à fait dangereuses pour la petite victime qui risque d’être à nouveau abusée et maltraitée”
Je me suis tjrs demandée pq j'avais connu tant de situations agressives. Mais cette phrase mm si elle explique le pq induit une forme de responsabilité de l'enfant qui par son comportement inciterait l'adulte à passer à l'acte.
Je ne sais pas si je suis claire.

Julie

Julie 09/11/2006 14:51

Bonjour Marie,
Depuis longtemps j'essaye d'intervenir chez toi sur ce sujet. Aujourd'hui, j'y vais.
Enfant j'ai subi l'inceste (père et oncle) et une agression lorsque j'avais 11 ans alors que ma soeur et moi nous promenions dans les bois.
Ce que l'article décrit, résonne en moi, enfant je n'avais pas à vrai dire des difficultés, c'est biensûr à l'adolescence que certains phénomènes sont apparus.
Mais je m'interroge et cherche en vain une réponse. Peut-être peut-être me donner une piste de lecture.
Quels comportements sexuels ou/et  affectifs peuvent se développer adultes suite à l'agression sexuelle subie pendant l'enfant?
Merci d'oser parler de ce sujet douloureux.
Amicalement

kéline 07/11/2006 20:18

en France un enfant sur huit  serait victime d'inceste ou d'attouchements incestueux . Mal universel. Le tabou qui consistait à ne pas ne parler s'effrite peu à peu à mesure que la parole de l'enfant est prise en compte. Marie, tu as été très courageuse, ton témoignage devant les médias à sûrement permis à beaucoup d'autres victimes d'oser en parler sans crainte et sans honte
bisous

irene 07/11/2006 18:24

Marie, c'est tellement difficile d'imaginer, pourquoi c'est vrai...