Niki de Saint-Phalle

Publié le par Marie


Niki
de Saint Phalle

1930 – 2002



Le grand public connaît peu son nom mais très bien ses "Nanas", créatures aux formes rebondies et pétantes de couleurs

La peintre et sculptrice franco-américaine morte à 71 ans, laisse une oeuvre exubérante et ludique.



J'ai découvert Niki de Saint-Phalle un soir à mes groupes de paroles pour les victimes d'abus sexuel. La psy nous a raconté son histoire...

Niki de Saint Phalle, née, Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle près de Paris à Neuilly-sur-Seine en octobre 1930, est morte le 21 mai 2002 à San Diego (Californie), où la clémence de l'air lui permettait de mieux supporter cette maladie des bronches qu'elle avait contractée en respirant les vapeurs toxiques de toutes ces résines avec lesquelles elle avait fabriqué ses Nanas.

Fille d'un riche banquier français et d'une héritière américaine, son enfance et son adolescence se déroulent entre l'Amérique et la France, d'un château à l'autre. Son existence dorée est gravement perturbée, à douze ans, par un père incestueux auquel elle ne pardonnera qu'à 70 ans, à la veille de sa mort. Mariée à 18 ans, c'est son époux l'écrivain Harry Matthews qui garda leur deux enfants après le divorce.



A 22 ans, elle s'échape de l'asile où elle est enfermée. "Depuis l'âge de 20 ans, j'ai essayé toutes les psychothérapies. Je cherchait une vie intérieure que je ne trouvais que dans le travail" écrit-elle dans son autobiographie•. La peinture sera sa thérapie. Elle commence à peindre à Nice en 1953, " ce qui devait être ma vraie vie", avant de s'orienter vers la sculpture. L'oeuvre de Gaudi à Barcelone et du facteur Cheval à Hauterives sont des révélations et leur influence déterminante.

De 1956 à 1961, c'est la période des assemblages sur bois, sur carton. Elle colle des objets choisis, coupants, tranchants, perçants. A l'aide de débris de jouets, de dînettes, de tubes de peinture, de peignes, elle crée des monstres.

Dans les années 60, les "Tirs" la propulsent dans le cercle fermé des nouveaux réalistes. En pleine guerre d'Algérie, lors de sa première exposition (Paris 1961), elle invite le public à tirer sur des tableaux-surprises. Il s'agissait de tirer avec une carabine ou un révolver sur un assemblage d'objets pris dans du plâtre, fixés sur un suport, et de faire éclater des sachets de couleurs dissimulés sous le plâtre pour qu'ils éclaboussent tout le contenu : "J'imaginais la peinture se mettant à saigner. Blessée de la manière dont les gens peuvent être blessés. Pour moi la peinture devenait une personne avec des sentiments et des sensations".

C'est la grossesse de son amie Clarisse Rivers qui inspire à Niki de Saint Phalle ses premières "Nanas" qui, au début sont pâlottes et en chiffon pour devenir enfin de somptueuses vénus rebondies et éblouissantes de couleurs. Ses Nanas mènent une révolution ludique contre le monde des hommes et du béton.
Niki de Saint Phalle et son compagnon Jean Tingueley (mort en 1991) se sont rencontréEs en 1960 et mariéEs en 1971. Ce couple a étroitement collaboré pour la réalisation de nombreuses oeuvres commandées par de grands musées ou pour des lieux publics : "Nous étions en compétition. Nous cherchions, l'un l'autre, à nous épater" dirat-elle.

Si les parisienNEs aiment Niki de Saint Phalle, elle n'aimait plus Paris depuis que Beaubourg lui avait joué un mauvais tour. Il y a trois ans y disparaissait Die Waldass (la Paysanne) au détour de manipulations en vue de l'exposition Georges Pompidou et la modernité. Haute de trois mètres et pesant une centaine de Kilos, la sculpture ne devait pourtant pas s'oublier dans un coin ! Il s'agissait d'une de ses premières Nanas. A ce jour elle n'a toujours pas été retrouvée !
En 1993, la rétrospective de son oeuvre au Musée d'art moderne de la ville de Paris arrive après celles de Bonn et de Glasgow.

Le 11 octobre 2001, Niki de Saint Phalle fit une importante donation de ses oeuvre à la ville de Nice qui devient ainsi le deuxième musée après celui de Hanovre à posséder autant d'oeuvres de Niki de Saint Phalle.

Ma source est Niki de Saint-Phalle


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biiiz2 07/11/2006 11:50

bonjour marie,
je viens de lire le commentaire que tu as laissé sur mon blog.. merci!
j'aimerais connaître ton histoire également... comment puis-je avoir ton mail pour te raconter la mienne?
bonne journée
 

simorgh 06/11/2006 21:58

Je l'ai connu par ma société qui avait utilisé ses sculptures pour agrémenter les pages de ses documentations.
Elle a laissé une belle trace à Beaubourg, pourtant, puisque le bassin jouxtant le bâtiment est décoré de ses sculptures en jeux d'eau. :)
C'est vrai que c'est très coloré et très vivant.

Marie 06/11/2006 22:29

Bonsoir à tous,Merci pour tous vos messages cela me fait chaud au coeur....A bientôt au plaisir de vous lire....Marie

irene 06/11/2006 20:21

c'est passionnant ce que tu écris, triste mais captivant...

heure-bleue 06/11/2006 18:53

j'avais déja écrit sur un blog qu'elle avait été victime d'abus sexuels de la part de son père, un banquier, c'est la preuve que ça touche tous les milieux !!!

Gérard 06/11/2006 18:37

Bonjour
J'avais entendue parler d'elle ,je pense car son nom  ne m'est pas inconnué..maintenant je m'en rappellerais ..drole de parcours que tout ces artistes au dela de la realité et du conforme basic et bien entendu
Bises
Gérard